Hier soir, c’était soirée resto-ciné. J’aime ça, les soirées resto-ciné.
Le début était on ne peut plus agréable, avec des spécialités régionales qui calent bien (tellement bien que pour retourner à la voiture, j’ai eu quelque peu de mal, mais chuuut !).
Ça s’est gâté une fois au ciné. Film choisi au hasard, mais là n’est pas le problème. Le problème, c’était les Autres. Ceux-là n’étaient pas des fantômes, non. Ils m’entouraient de part et d’autre et étaient malheureusement bien réels. A gauche, à deux places de moi, j’ai eu droit au pote qui parle tout haut et à droite, au couple de cinquantenaires qui fait ses remarques ; moins fortes, les remarques, mais tellement inintéressantes (du genre : Il rentre chez lui.
Oui, connasse, il rentre chez lui. C’est bien, t’as encore une vue correcte pour ton âge mais pas la peine de le dire, ça se voit comme ton manque de savoir-vivre, c’est-à -dire très très très bien.)
J’ai pris sur moi pendant tout le film pour ne pas à mon tour manquer de respect à mes voisins en leur lâchant un vos gueules, connards !
qui aurait sûrement eu plus d’impact que de simples éclaircissements de voix et autres regards assassins.
La colère a eu deux heures pour monter. Deux heures à enrager en silence, à me nouer l’estomac face à des gens qui n’ont aucun respect des autres et fort malheureusement pour moi, cela fait quelques temps que je tombe quasi systématiquement sur de pareils énergumènes dans les salles obscures.
Les lumières se rallumant et mon amie me demandant mes impressions sur le film, c’est on ne peut plus naturellement que je lui ai répondu bien fort : J’en ai marre des gros cons. Il y en a qui se croient dans leur salon !
Et jetant un regard vers mes voisins de droite qui commençaient à partir, j’ai rajouté en haussant clairement la voix (on ne sait jamais, des fois qu’ils aient des problèmes d’audition…) : On est au cinéma !
Ils ont fait profil bas.
A ce moment-là , le (fameux) pote bruyant, était occupé à demander ses impressions à son voisin de gauche, il n’a donc pas dû entendre ce qui venait de se passer parce qu’il a fini par demander ce que j’avais pensé du film. Toujours aussi énervée, je lui ai répondu : Ta gueule ! On est au cinéma, pas dans ton salon : entre mes voisins de droite et toi, pendant tout le film, ça n’a pas arrêté de parler. J’en ai marre, ras le cul !
Je me suis levée et je suis partie me calmer dans le couloir.
La prochaine fois, soit j’exprime plus ou moins poliment ma gêne, selon mon humeur du moment, et ce dès les premiers commentaires, soit ça finit avec un poing dans la gueule du fautif, parce qu’hier soir, je n’en étais vraiment pas loin (et pourtant, je ne suis pas du genre à insulter et/ou frapper des inconnus, bien au contraire).
le 13 janvier 2008 à 21:25
Non, tu préfere taper les boubous comme moi :’(
le 13 janvier 2008 à 23:09
o_O
le 15 janvier 2008 à 11:10
L’enfer, c’est les autres.