C’est dans un contexte de morosité, d’envie de rien et encore moins de me bouger de chez moi pour aller à un concert que, samedi dernier, je me suis prise par la main pour passer prendre Fatiha et rejoindre Roseline afin d’aller voir Elysian Fields au Cylindre. J’avais juste écouté quelques morceaux d’eux sur un site. Ça avait l’air pas mal, pas trop ce que j’écoute d’habitude, plus calme, plus…
Bref, arrivées 30 minutes avant l’ouverture des portes, j’ai eu le temps de faire table rase et d’effacer les 170 sms de mon portable, les plus anciens datant d’un an. Il a bien fallu trois minutes pour que ce soit enfin fini. Trois minutes pendant lesquelles j’ai réalisé que j’effaçais tout, y compris les quelques messages chers à mon cÅ“ur mais dépassés, ridicules ou faux.
Un peu plus tard, les portes se sont enfin ouvertes et nous avons pu entrer une fois le sésame présenté. L’attente fut longue avant le début du concert à cause de problèmes techniques ; un son ressemblant à une bouilloire criant que son eau est chaude s’échappant des enceintes.
Une heure plus tard, le problème non résolu, le groupe s’est présenté pour faire des réglages de dernière minute. Puis Jennifer Charles, la chanteuse, est arrivée sur scène, une chapka sur la tête, un ballon de vin rouge à la main, l’air complètement défoncée. Et elle s’est mise à chanter et là , j’en suis restée éberluée. La musique et sa voix étaient si sensuelles, reposantes, suaves que plus rien n’avait d’importance. La petitesse de la salle voutée et l’effet live renforçaient la beauté du moment et des morceaux.
Un rappel. Deux rappels. Trois ? Non, il n’y en a jamais trois. Dommage, c’était si bien.
En ressortant, j’ai vu qu’ils vendaient les albums du groupe. Je n’ai pas résisté. De toute façon, si je n’en achetais pas un sur le moment, je l’aurais fait plus tard. Bum Raps & Love Taps, leur dernier. J’ai même pu avoir une affiche du concert. Et je dois dire que si je n’avais pas vu un homme le faire avant moi, je n’aurais jamais eu l’idée de demander à Jennifer Charles de signer l’affiche. J’étais tellement impressionnée, émue que j’en ai perdu tous mes moyens et n’ai pu lui dire que ces quelques mots, bien en deça de mes pensées : “It was great“. Impossible de dire autre chose. Je suis repartie avec mon affiche, aux anges, tellement surexcitée qu’au bout de trois pas, je me suis rendu compte que j’avais oublié de prendre le cd que je venais d’acheter. J’ai donc fait demi-tour, stupéfaite et amusée de mes actes d’écervelée. J’ai quand même eu de la chance qu’on me croit et qu’on me donne le précieux album…
10 minutes plus tard, j’étais toujours dans le même état, avec les filles qui me demandaient si je pouvais conduire en ne lâchant pas intempestivement le volant pour faire part de mes impressions quasi-orgasmiques du concert.
Un mot s’impose : merci Elysian Fields.
le 11 novembre 2005 à 15:29
Héhé c’est l’effet elysian fields ça ;)
le 11 novembre 2005 à 19:26
Je suis fasciné par l’effet que la musique peut produire sur toi.