En revenant de l’entraînement, je roulais sur une portion de la rocade à 70km/h, derrière une voiture qui ne dépassait pas les 65km/h. Qu’est-ce que je fais ? Je me mets à doubler en prenant soin de contrôler mes rétros. Jusque là , pas de problème : il y avait bien une voiture sur la voie de gauche mais elle était à plus de 50 mètres.
Là où ça commence à déraper, c’est quand la voiture en question me fait un appel de phares alors que je me suis déjà déportée sur la voie de gauche et qu’elle est toujours aussi loin derrière. Je trouve déjà ça assez gonflé, mais bon, ce n’est pas grave et en plus, je ne vais pas me rabattre alors que j’ai le temps de doubler…
Elle se rapproche et me fait un deuxième appel de phares. Comme si je n’avais pas compris la première fois… Comme je n’aime pas les conducteurs de grosses voitures qui croient que la route leur appartient, qui, de surcroît, me prennent pour une débile profonde, je sors mon index par la fenêtre et lui fais un doigt lorsqu’elle me double.
Il faut croire que ça ne lui a vraiment pas plu, parce que cette gentille pétasse m’a ensuite fait une énorme queue de poisson qui m’a surprise et a failli m’envoyer dans le décor.
Bizarrement, à ce moment-là , de la colère que l’on pourrait qualifier de purement mentale et n’entraînant aucune intention d’en venir aux mains, je suis passée à des envies de meurtre ou plutôt de cassage de gueule en règle. C’est rare chez moi. Je ne me suis d’ailleurs jamais battue de ma vie. Mais là , si nous nous étions retrouvées face à face de babouin (c’est méchant pour les babouins, ça), je lui aurais bien fracassé la tête, quitte à être K.O. Plus vicieux, si j’avais eu le réflexe de mémoriser sa plaque d’immatriculation et que j’avais retrouvé son Audi de merde quelque part, je lui aurais bien rayé.
Il n’y a pas à dire, la route cristallise les pulsions violentes, même chez moi.
le 12 septembre 2005 à 18:34
Je suis heureux en tout cas que tu t’en sois sortie saine et sauve !